




Valdoisiens, Valdoisiennes, debout !
Le communiqué de presse de Didier Arnal propose aux partis et aux personnes réunis sur la liste de Jean-Paul Huchon au second tour des élections régionales de poursuivre ensemble pour accroître en Val d’Oise le nombre des sièges des conseillers généraux de gauche en 2011.
D’abord, c’est bien le moins eût égard à la situation actuelle des voix et des votes au Conseil Général où la corde raide finit par la corde au cou.
Ensuite, au vu du retard pris par le projet d’éco département et aussi à la lecture des textes imprécis et sans objet réel pondus par le C3D, il reste loin de la coupe aux lèvres.
D’ailleurs ces textes du C3D restent inaccessibles aux non initiés, absents de la documentation publique comme du site valdoise.fr . Est-ce cela la démocratie participative ?
Enfin, la majorité dite « de gauche » du Conseil Général s’est montrée plus que frileuse sur de nombreux dossiers prévoyant des saccages environnementaux ou même de véritables crimes écologiques privant le département de chances de reconquête de biodiversité, de forêt, d’eau potable à faible coût, ou de terre cultivable non contaminée, sans parler de la cloche de pollution sur et autour de Roissy CDG ni des nombreux incinérateurs sur dimensionnés pour le Val d’Oise seul, qui bloquent toute évolution en requérant un volume et des masses incompressibles.
Le département garde un silence qui ne peut plus apparaître aujourd’hui que comme complice vis à vis de risques majeurs parfaitement identifiés et le plus souvent déjà quantifiés :
- pollution majeure du cours aval de l’Oise et de la Seine par dispersion des biocides sédimentés dans les fonds et les berges qui seront taillés pour la mise au grand gabarit de l’axe Seine-Nord Europe. Directement concerné, le Val d’Oise, son Conseil Général comme son Préfet ont omis de mentionner l’omission de toute clause sociale ou environnementale dans l’appel d’offres SNE.
- Retard de dix millions de mètres cubes du comblement des mines de gypse sous forêt de Montmorency. Celui-ci était déjà de quatre millions de mètres cubes lorsque Didier Arnal était le suppléant d’Yves Cocher et qu’il a pris connaissance du dossier.
- Menaces sur les forêts du Val d’Oise, ignorance des préconisations du SDRIF, des espaces à réserver pour les biocorridors et la reconquête forestière d’un tiers supplémentaire de la surface d’ici 2020.
- Réduction à la portion de plus en plus congrue des terres cultivables de manière biologique du fait de l’extension sans aucune limite des zones d’épandage des boues de l’usine de traitement des eaux de Paris (SIAAP à Achères).
- Maintien des incinérateurs qui envoient dans l’atmosphère 60% de ce qu’ils brûlent et contraignent à un enfouissement dit ultime d’au moins 10%.
- Extension au coup par coup mais sans aucun coup d’arrêt des décharges ou des zones autorisées pour les décharges. Ce sont les associations environnementales et en premier Val d’Oise Environnement qui assument pour l’avenir de la collectivité la charge et les coûts des documents à constituer et des procédures à engager, suivre et financer.
- Absence de Plan de Prévention des Risques et Nuisances pour Roissy CDG et Le Bourget. Cet « oubli » place le premier aéroport de France et d’Europe en nombre des mouvements (fret plus passagers) hors de la réglementation européenne comme du droit commun français. Ici aussi, ce sont les associations dont Advocnar et Cirena qui doivent faire le boulot de défense de la santé, de l’air, des générations futures. On pourrait comprendre que Paris aurait intérêt à délocaliser et ignorer son empreinte atmosphérique, on peut observer que le Préfet est aux ordres de Paris, mais on ne peut pas admettre que le département qui expose ses populations les plus denses, les plus nombreuses, les plus jeunes, les plus pauvres, les plus fragiles au bruit et aux pollution nocives des avions s’abstienne de faire appliquer sur son territoire les règles européennes et les lois françaises. Il y a deux besoins urgents que le département feint d’ignorer :
o 1° la mise en place d’un réseau de stations de mesure permettant d’opposer à Roissy CDG, Le Bourget et la DGAC des niveaux ponctuels liés à des mouvements à taxer ou sur taxer et des moyennes locales imposant la réduction des mouvements les plus nuisibles et un renforcement des compensations de tous ordres, toujours partielles.
o 2° L’application à Roissy comme au Bourget des règles prévalant en Europe comme sur la plupart des aérodromes (Beauvais-Tillé) et aéroports (Orly, Lyon) français, à commencer par le respect de nuits de huit heures consécutives sans vol à l’exception de situation d’extrême urgence ou de cas de force majeure qui devrait de toute façon faire l’objet de la procédure de sanction, quitte à en être dispensé sur preuve irréfutable.
Si ces quelques points cruciaux, et il y en a d’autres
(à commencer par le fantasmatique circuit de Formule 1 souhaité par Ali Soumaré qui devrait d’abord trouver et lire l’ARRET DU 10 OCTOBRE 1957 relatif au survol des agglomérations et des rassemblements de personnes ou d’animaux, J.O. du 05 Novembre 1957)
ne sont ni abordés ni améliorés, alors, il sera inévitable que des candidats les portent au prochain Conseil Général.
En un mot à Didier Arnal : la meilleure façon d’avancer serait maintenant de se mettre en marche !
La plupart des grandes associations environnementales du Val d’Oise attendent ce moment. Toutes préfèreraient proposer que s’opposer et perdre leur temps bénévole et leur peu d’argent dans des procédures de recours rendues inévitables du fait de l’inertie, pour ne pas écrire immobilisme, du Conseil Général.
A bon entendeur ?
Valdoisiens, Valdoisiennes, debout !
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