Didier Arnal, Président PS du Conseil général du Val d'Oise salue « l'excellent score » des listes socialistes en Ile-de-France affirmant dans un communiqué que « la gauche vire en tête dans le Val-d’Oise ».
« Ce premier tour est une première victoire pour Jean-Paul Huchon et toutes ses équipes. C’est une reconnaissance de la qualité tant du bilan que du projet du président sortant de la Région Ile-de-France. Dans le Val d'Oise, particulièrement, les scores obtenus par la liste PS, MRC, PRG et MUP menée par Ali Soumaré et plus largement par l'ensemble de la gauche annoncent une sévère défaite de la droite. Il faut désormais que l'union et la mobilisation de tous derrière le projet porté par Jean-Paul Huchon permettent de confirmer ce résultat au second tour », déclare le socialiste.
Ce résultat, Didier Arnal en fait aussi une « source d'enseignement » pour le Conseil général du Val d'Oise : « Le vote des Valdoisiens aujourd'hui est un formidable encouragement pour ceux qui, sous ma responsabilité, conduisent depuis deux ans, une politique de gauche au Conseil général du Val d'Oise. Ce vote est aussi une sanction claire et sans appel des dérives populistes de la droite valdoisienne. Les Valdoisiens ont su faire la différence entre la campagne de projet menée par Jean-Paul Huchon et la campagne de caniveau ourdie par une droite valdoisienne archaïque et déconnectée de la réalité. Si le taux de participation est aussi faible dans notre département, c’est certainement que nos concitoyens ont été profondément choqués par le ton de la campagne de l’UMP. Le Président de la république porte également sa part de responsabilité : sa pratique du pouvoir depuis trois ans a creusé le lit de l’abstention. En réaction aux dérives des principaux responsables politiques de notre pays, beaucoup de Français remettent en cause l’intérêt même d’exercer leur droit de vote».





Valdoisiens, Valdoisiennes, debout !
Les résultats du second tour en Val d’Oise montreront clairement que le Président du Conseil Général a eu raison de respecter la loi électorale et de maintenir son action de Président de l’exécutif.
Où en serait la représentation de notre département dans le cas contraire ? Quelle image donnerait notre département si celle-ci reposait sur les dires des maires de Franconville et de Saint Leu ? Quel avenir pour vivre ensemble et aussi pour coopérer avec la région ?
C’est une raison de plus pour rappeler à notre Président les tâches qui lui restent à accomplir pour que l’éco département se joigne à l’éco région.
Petite listes de courses à faire en commun :
- prévenir la pollution majeure de l’Oise et de la Seine en aval du canal Seine-Nord Europe : il faudra prendre les précautions encore imprévues avant de rectifier les berges et le fond, c’est-à-dire de diffuser les molécules biocides indestructibles sédimentées depuis parfois un siècle. L’association Val d’Oise Environnement a alerté sur ce point et doit maintenant être relayée par le département et la région.
- Créer les biocorridors entre les massifs forestiers et favoriser la reconquête en lisière avec l’objectif commun de 30% de surface en plus en 2020 et une remontée de la biodiversité, dont l’errance des grands mammifères fait partie.
- Imposer le comblement rapide des dix millions de mètres cubes excavés dans les mines de gypse sous la forêt de Montmorency. Il faudra donc rappeler le Préfet à son devoir de veiller aux biens nationaux que sont le sous sol et les forêts et à cesser de copiner en douce avec Saint-Gobain (Placoplâtre) et Lafarge au motif d’un chantage à l’emploi. Rappelons ici qu’il n’y a que deux postes dans ces mines : un pour gratter le gypse et un autre pour le pelleter dans les camions. Pour le reste c’est un camionnage infernal qui ne compense en rien les dégâts qu’il cause aux routes que le département entretien. L’option multimodale terminée par voie ferrée jusqu’au carreau de Baillet doit être étudiée. Si les services préfectoraux sont chloroformés, il faut leur substituer ceux du département et de la région en s’appuyant sur la Charte de l’Environnement en préambule de notre Constitution. Il s’agit d’une question majeure pour les générations à venir. L’association Val d’Oise Environnement et les grandes associations défenderesses de la forêt en Val D’Oise dont IASEF et ADFEEN ont envoyé au Ministre d’Etat une lettre ouverte que les Présidents du Conseil Général et du prochain Conseil de Région feraient bien de lire et même d’apprendre par cœur.
- Imposer une vision et donc une mesure globale de l’empreinte atmosphérique de Paris qui englobe les nuisances aériennes d’ADP et donc de Roissy CDG et du Bourget. Mettre en place le réseau INDEPENDANT des stations de mesure permettant d’épargner les populations les plus denses, les plus jeunes, les plus fragiles et les plus pauvres du Val d’Oise. L’association ADVOCNAR a beaucoup avancé, souvent à la place des pouvoirs publics. Le département a maintenant matière à la relayer. La région aussi.
- Imposer une vision et donc un suivi global de l’empreinte écologique de Paris qui épand ses boues d’épuration sur tout le Val d’Oise et au-delà Ici encore le moyen de contrôle indépendant est absent : c’est l’épandeur qui est chargé de suivre son « résultat ». A la règle pollueur = payeur, le département comme la région préfèrent-elles celles de pollueur = escamoteur ?
- Même remarque pour les déchets. Beaucoup de ceux de Paris atterrissent en Val d’Oise. La plupart de ceux du Val d’Oise sont incinérés. Le dernier plan fait en commun entre le département et la région ne comporte aucun progrès structurel : aucune station de méthanisation des déchets verts, des déchets alimentaires, aucune réduction du camionnage (un camion sur trois transporte des déchets).
- Enfin il faut que nos élus, à la région comme au département, récusent les projets fantasmatiques qui n’apporteraient aucun progrès tout en stérilisant des ressources mieux employées ailleurs. Ce fut le cas de la mise en décharge durant 20 années du Lac de Beaumont jusqu’à y monter une colline de déchets dépassant le clocher de l’Eglise. C’est encore le cas du rêve éveillé du maire de Sarcelles François Pupponi, dont le protégé, tête de liste PS du département, continue de vanter les mérites fictifs d’un circuit de Formule 1 rigoureusement infaisable là où il est fantasmé.
- La liste de ces projets miroirs aux alouettes est immense en Val d’Oise : empiètement sur la forêt d’Ecouen par Villiers le Bel pour une zone d’activité sans objet, saccage des dernières terres agricoles et des chemins de promenade à Persan, construction d’un éco quartier mitoyen d’une décharge à Louvres, anéantissement de la vie commerciale de l’Est de Sarcelles au profit de la famille Mulliez à l’Ouest, à côté de la Sous préfecture. Ici un cadre supérieur des Finances favorise l’actionnaire qui exploite les consommateurs français en planquant sa fortune en Belgique : belle moralité ! Etc.
Didier Arnal a de quoi se réjouir : il lui reste de nombreux chantiers à mener à bien en coopération avec Jean-Paul Huchon.
Notre vœu politique et civique pour la nouvelle mandature :
- qu’ils n’oublient pas cette liste des courses dans la voiture de fonction quand ils iront boire le champagne ensemble …
Meilleurs vœux, Messieurs les Présidents !
Ruy Blas l’aurait-il dit ? Déjà ?
Valdoisiens, Valdoisiennes, debout !
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