Dans un courrier daté du 10 septembre dernier envoyé à Christine Lagarde, ministre de l'économie et des finances, le président (PS) du Conseil général, Didier Arnal, a réclamé des précisions « sur la stratégie déployée par l'Etat en tant qu'actionnaire du groupe Safran », dans le cadre du démantèlement de Sagem Mobiles.
30 juillet dernier, la nouvelle tombe. Le groupe Safran se retire du secteur de la téléphonie mobile. Le groupe industiel français dont l'activité principale est orientée vers les équipements aéronautiques et spatiales, a conclu un accord avec la société de capital-risque Sofinnova.
Quel avenir pour les salariés ?
« Cette décision va se traduire par la suppression programmée de 370 postes de travail relevant de l'activité de Sagem Mobiles, dont le reclassement n'est assuré de façon certaine à ce jour, auquel il convient d'ajouter les suppressions d'emplois prévisibles parmi les 300 employés intervenant en sous-traitance sur le site de Cergy-Pontoise. En outre, pour les 250 salariés dont le transfert des postes est annoncé soit au sein de la nouvelle entité Sagem Wireless, soit dans les services des sociétés Esmertec et Purple Labs, contrôlées par Sofinnova, une inquiétude légitime est perceptible quant aux conditions imposées pour ce changement d'employeur . Je souhaiterais que vous puissiez m'éclairer sur la stratégie déployée par l'Etat, en tant qu'actionnaire du groupe Safran, pour éviter des conséquences néfastes et irréversibles pour les salariés de Sagem Mobiles », indique Didier Arnal dans sa lettre envoyée à Christine Lagarde.
Le désengagement de Safran dans le secteur de la téléphonie mobile représente un coût d'environ 220 millions d'euros.
Imprimer l'article




ANOUAR BRAHEM à L'apostrophe
Toute l'actu éco - Mai 2009