Pointée du doigt dans un article du Parisien intitulé « Ces départements au bord du gouffre financier » la situation économique du Val d’Oise n’est pas une surprise pour les élus du groupe d’opposition « Union pour le Val d’Oise ». Alors que « depuis plus d'un an, devant les tours de passe-passe incessants de l'exécutif, ils tentent de connaître la vérité sur l'état des finances départementales », ces élus demandent aujourd’hui « de la vérité et de la transparence » de la part de la majorité.
Depuis la prise de fonction de la gauche et notamment le premier vote du budget en décembre 2008, les élus UVO en cessent d’alerter la majorité sur le risque de surendettement « qu'elle faisait courir au département et sur les conséquences de cette perte de contrôle sur la situation financière. »
« Fin 2010, la dette aura explosé de 60% par rapport à 2008 selon les informations contenues dans le budget primitif fourni par la majorité » précisent-ils dans un communiqué. Une situation qui, selon eux, pourrait amener l’instance départementale à ne « plus pouvoir honorer toutes les dépenses du Conseil général et notamment les dépenses sociales qui touchent les publics les plus fragiles. »
Une facture de 120M€ présentée à l'Etat
Des propos qui s’opposent totalement au discours de la majorité qui pointe elle le désengagement de l’Etat, responsable de ce déficit. Le président du Conseil général, Didier Arnal, estime d’ailleurs le montant de la non-compensation de la décentralisation (RMI-RSA, Allocation Personnalisée d'Autonomie et Prestation de Compensation du Handicap) à quelques 120 millions d’euros. Le département tient d'ailleurs le record de l'augmentation du nombre de bénéficiaires du RMI/RSA, + 64%, selon le rapport Jamet remis au Premier ministre en avril dernier. Pour l’UVO cette prise de position relève de la « manipulation ».
Tous en chœur, ils condamnent « l'attitude consistant à fuir ses responsabilités alors même que cette catastrophe était prévisible : le train de dépenses clientélistes - donc socialement inefficaces - venant s'ajouter à une forte poussée des dépenses sociales obligatoires, la majorité aurait dû faire le choix de la raison et maîtriser les dépenses non prioritaires. »
Alors que la majorité a décidé de respecter coûte que coûte sa promesse de ne pas augmenter les impôts, l’opposition n’y voit, elle, pas d’autres solutions.
« Elle n'aura pas d'autres choix que d'augmenter les impôts ou de couper les financements des projets indispensables aux valdoisiens, qui sont ceux qui grèvent le plus les budgets » commentent les élus UVO, qui demandent la convocation d'une assemblée départementale extraordinaire pour débattre de la situation financière du département.
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